Le Chant du désespéré

Serere SeneGambia

Serere SeneGambia

A méditer dans le cadre de la restauration de la conscience historique du peuple noir:

Un petit rappel historique par un texte de la sagesse en vigueur dans l’antiquité Africaine (quelques millénaires avant l’Occupation et la destruction. Ce texte fut écrit durant une période trouble. A lire ce texte, j’ai l’impression qu’il date de 2015 après JC…
Le Chant du désespéré  (Ptahhotep – 2350) … 2350 avant le début du temps présent, c’est à dire, ce texte de noirs en Afrique noire, date de 2350 + 2015 = 4365 dans le calendrier actuel !

“… A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui?
Les frères sont méchants et les amis d’aujourd’hui n’aiment plus,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Les cœurs sont avides et chacun emporte les biens de son prochain,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
La douceur a péri, l’insolence revient à tous,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
On se satisfait du mal, le bien est jeté à terre en tout lieu,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
On pille, chacun dépouille son prochain,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Le criminel est devenu un confident, le camarade est devenu un ennemi,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
On ne se souvient plus d’hier, On n’agit plus pour qui a agi, aujourd’hui,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Les frères sont méchants, On se tourne vers les étrangers pour trouver un cœur favorable,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Les visages sont cachés, chacun baisse son regard vers le sol, contre ses frères,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Les cœurs sont avides, il n’existe plus de cœur sur lequel s’appuyer,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Il n’y a plus de gens-de la Mâat, Le pays est laissé aux faiseurs d’iniquité,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
On est privé d’amis, On recourt à un inconnu pour exalter sa plainte auprès de lui,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Il n’y a plus d’homme pacifique, Celui-là en compagnie duquel on marchait n’est plus.
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Je suis accablé de misère par manque d’un ami,
A qui pourrais-je encore parler aujourd’hui ?
Le mal traverse le pays, Il n’a plus de fin…”
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Mbagnick Diouf

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