Mâat Sene

Serere SeneGambia

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«Le roi veut que l’on serve les hommes, il aime la solidarité, parce que la solidarité est le fondement de l’Etat… »

 

Une  introduction aux Rois africains de l’Égypte Pharaonique :

Mâat, l’Égypte Pharaonique et l’idée de

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justice sociale.

Publié aux éditions La Maison de Vie.

« …Nous avons dit que sous l’Ancien Empire, la Mâat était identifiée à la volonté du roi. Or il semble paradoxal que ce ne soit pas la carrière, c’est-à-dire le service du roi où la Mâat s’accomplit, mais le service des hommes. En fait, ce n’est pas une contradiction. A cette époque, on ne distingue pas entre l’État et la société ; le roi veut que l’on serve les hommes, il aime la solidarité, parce que la solidarité est le fondement de l’Etat… »

En page de couverture : « La parole vivante est Mâat.

Mâat est le discours solidaire, intégrant… l’État est là pour que la Mâat soit réalisée : la Mâat doit être réalisée pour que le monde soit habitable. L’État pharaonique ne s’entend donc pas comme une institution de force, de violence et d’assujettissement comme il est peint dans l’Exode, mais comme une institution de libération : libération de l’homme par la main de l’homme… La  Mâat établit les liens qui lient le monde humain à celui des dieux et assurent l’intégration universelle… »

Jan Assmann : Professeur à l’université de Heidelberg. Jan Assmann a travaillé à l’institut archéologique allemand du Caire et à l’Université de Heidelberg où il est professeur depuis 1976. En 1984, il a été élu à l’Académie des Sciences de Heidelberg. Il a publié un ample recueil de traduction des hymnes et prières de l’Égypte pharaonique.

Il fut une époque, en Afrique noire, « le roi voulait que l’on serve les hommes, il aimait la solidarité, parce que la solidarité était le fondement de l’État… » À cette époque il était question de justice sociale, agir pour celui qui agit, agir de manière à ne pas interrompre l’engrenage de toute action et le réseau de l’agir l’un pour l’autre… Agir de manière solidaire…

Ce qui suit n’est pas issus du livre de Jan Assmann mais de l’histoire de l’Afrique noire.

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A cette époque, le défunt arrivait dans la salle de la pesée du cœur, car les noirs pensaient que le cœur était le siège de toute action bonne ou mauvaise dans sa vie antérieure. Jusqu’en 2015, le noir au Sénégal dit encore « pour aller au Paradis, il faut avoir un cœur léger » D’où tient-il cette notion religieuse ?

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Nous souhaiterions  partager avec vous cette notion appelée le syncrétisme, c’est-à-dire le mélange de deux ou plusieurs notions religieuses sans pouvoir remonter à la source originale pour le cas du Sénégal, à l’Égypte antique. Le cœur du défunt était pesé sur une balance. Comme vous le savez, une balance est composée de deux plateaux (gauche et droite). Mais veuillez noter que la balance était posée sur un plan droit, équilibré sur le plan de l’architecture pour ne pas fausser la pesée.

Sur le côté gauche était posé le cœur du défunt et sur le côté droit, une plume, la plume de Mâat Sene. D’après la logique des anciens Sérères, le cœur devait être plus léger que la plume, ce qui défit toute logique physique. La plume de Mâat devait être plus légère que le cœur du défunt pour que ce dernier puisse rejoindre son créateur, Roog Sene. L’homme devait durant sa vie antérieure, suivre les principes de la Mâat, respecter l’autre, nous reviendrons sur cette notion dans une autre publication en préparation, document nommée : La protestation d’Innocence.

euro-maat-pmDans la mythologie occidentale, Mâat sera appelée Thémis depuis l’occupation grecque de l’Égypte et représentée par par une femme qui tient dans sa main une balance et un glaive…

Lire le texte publié sur ce lien qui concerne aussi la Mâat: Le Chant du désespéré publié dans le cadre de la restauration de la conscience historique du peuple noir.

Ce fut une époque de rêve !

Mbagnick Diouf

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