Éducation

L’éducation et la formation font partie des neuf domaines de compétences transférés par l’État aux collectivités locales.

Les potentialités du secteur sont :

– la participation des collectivités locales à la réalisation des salles de classes et à leur équipement, la construction de mur de clôture et d’autres commodités, l’accompagnement dans la vie scolaire et la dotation de fournitures et manuels scolaires ;

– la mobilisation sociale en vue d’améliorer le taux de scolarisation en général, des jeunes filles en particulier ;

– la densification de la carte scolaire ;

– l’existence des écoles franco-arabes

La région de Fatick compte 94 établissements d’enseignement préscolaire en 2012, dont13 cases communautaires, 28 établissements privés et privés et 53 établissements publics. Les deux tiers établissements (68) se trouvent en milieu rural.

En 2012, on dénombre 27 garderies soit plus de 30 % de l’ensemble des établissements, 36 cases des tout-petits et 18 écoles maternelles.

La région de Fatick compte 633 écoles primaires (dont 22 sont du privé, soit 3%) en 2012 contre 619 en 2010 soit une augmentation de 2,3 %. La plupart des établissements du primaire (91 % soit 576 écoles) sont concentrées en milieu rural.

La région compte en 2012, 5736 salles de classe dont 609 sont en abris provisoires soit 11 %. Les abris provisoires sont plus nombreux dans le département de Foundiougne représentant 13 % du nombre total du département. Par contre le département de Gossas abrite moins d’abris provisoires seulement 7 % des 754 salles de classe.

Les effectifs globaux dans le primaire sont passés de 105 582 élèves en 2003 / 2004 à 118 095 élèves en 2011 / 2012 soit une augmentation de 11 % en 9 ans.

Les effectifs dans le primaire sont en progression jusqu’à 2008 / 2àà9. En 2009 il y a eu une baisse due à l’amputation de certaines localités du département de Gossas à la région de Fatick.

La parité filles/garçons est atteinte dans l’ensemble de la région de Fatick.

L’effectif des enseignants de l’élémentaire dans la région de Fatick est au nombre 3 839 en 2011/2012. Cet effectif a connu une variation 1 % soit 54 enseignants de plus par rapport à l’année scolaire 2010/2011. Le ratio élèves par enseignant est de 30. Mais ce ratio cache des disparités, dans certaines localités le nombre d’élèves pris en charge par un enseignant est très important car il existe beaucoup de classes multigrades (1 069). et de double flux.

Le taux brut de Scolarisation (TBS) qui est le rapport entre le nombre d’élèves inscrits dans un niveau et la population scolarisable de ce niveau, pour une année scolaire donnée est passé 106,5 % en 2007/2008 à 93,9 % en 2010/2011. Cette tendance baissière est aussi notée chez les filles que chez les garçons. En effet , celui des filles passe de 106,9 % à 94,1 % dans la même période et pour les garçons, il part de 106,0 % pour s’établir à 93,7 %. Le TBS permet d’estimer la capacité d’accueil global disponible dans l’enseignement primaire.

Le taux brut de scolarisation, comme son nom l’indique, est une mesure grossière de la participation scolaire, puisque tous les élèves sont pris en compte, quel que soit leur âge.

Un TBS de 100 % dans l’enseignement primaire, ne permet pas de conclure que l’universalisation de la scolarisation est en atteinte, puisqu’un nombre important d’élèves peut être, soit en avance ou en retard par rapport à l’âge légal de scolarisation.

L’analyse de l’évolution des TBS sur plusieurs années permet de mesurer l’effort accompli pour scolariser les élèves.

Le taux net de scolarisation (TNS) est plus précis que le TBS puisqu’il ne prend pas en compte que les élèves ayant l’âge légal. La comparaison avec le TBS permet de mesurer l’importance du phénomène des élèves en avance , mais surtout en retard.

Le net de scolarisation au primaire est le rapport entre le nombre d’élèves du primaire âgés de 7 à 12 ans et la population totale de même âge 7-12 ans. Selon les résultat de l’ESPS 2, il se situe à 62, 5 % en 2010 dans la région contre 54,2 % au niveau ; ce qui signifie que sur 100 enfants âgés de 7_12 ans près de 62 % sont dans l’école primaire.

Le Taux d’Achèvement Primaire (TAP) est le rapport entre les élèves qui ont achevé le cycle sur la population âgée de 12 ans, permet de mesurer la qualité et l’efficacité du système scolaire. Cependant, le numérateur de cet indicateur peut inclure des enfants ayant dépassé l’âge, qui ont redoublé, une ou plusieurs classes dans le cycle. Entre les deux années précédentes, le TAP a régressé, en passant de 60,8 % en 2010, à 59,à % en 2011. Le taux permet de mesurer la déperdition scolaire, qui est plus marquée chez les filles que chez les garçons.

Durant les trois dernières années, le taux de réussite au Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires (CFEE) est en baisse, passant de 69,10 % en 2010 à 40,90 % en 2012. Ce résultat est du à la baisse de niveau d’une part des élèves et d’autre part celui des enseignants.

Mamadou Diouf

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