Elevage

Le système d’élevage est essentiellement extensif et de type agro-pastoral. Les tentativess de modernisation et d’intensification des systèmes de productions animales, inhérentes à l’existence d’une population de bovins métis issus des programmes d’insémination artificielle de la GOANA (la Grande offensive nationale agricole), sont encore à un stade relativement mitigé.

Plus de 70 % de la population pratique l’élevage. Le secteur offre aux familles la possibilité d’exercer durant toute l’année une activité génératrice de revenus, de disposer de ressources, d’épargner de faire face aux urgences sociales et d’avoir accès à des produits d’origine animale pour l’alimentation.

En outre, la traction animale est la principale force de travail dans les exploitations agricoles et demeure indispensable pour l’atteinte des objectifs de productions végétales.

La contrainte majeure à la pratique de l’élevage dans la région de Fatick est la réduction permanente des espaces pastoraux causée par plusieurs facteurs dont le plus important est la salinisation des terres. Pour y faire face dans le département de Fatick, les éleveurs effectuent un mouvement de transhumance périodique du bétail vers les régions frontalières du bassin arachidier et et de la zone sylvo-pastorale.

Dans le département de Gossas, zone pastorale par excellence et carrefour pour le mouvement commercial du bétail, l’accès à l’eau est la principale contrainte pour la pratique de l’élevage. Pour aider à la prise en charge de cette problématique, le PAPIL et d’autres acteurs déroulent un important programme d’aménagement de mares pastorales.

Dans le département de Foundiougne, la pression glossinaire avec comme conséquence une forte prévalence de la trypanosomiase animale peut être considérer comme une contrainte non négligeable. Cependant, la résistance des races à cette maladie et à la profilaxie permettent de faire face à cette pathologie.

La production totale de viande rouge contrôlée dans les départements de Fatick, Foundiougne et Gossas est de 605 886 kg répartie comme suit :

3,46 % de viande bovine ; 7,14 % de viande et 18, 96 % de viande caprine. Par rapport au nombre de sujets abattu, les valeurs relatives donnent 63,47 % de caprins, 19, 45 % de bovins et 7,14 % d’ovins.

 Mamadou Diouf

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